The UIA regrets to announce the death of Mlle Genevieve Devillé

 
The UIA learned with great sadness of the death of Mlle Genevieve Devillé on January 5th 2011, at the age of 88.
 
Mlle Devillé joined the staff of the UIA in 1950, with a degree in law. The university studies which she began in 1939 were interrupted by the war, but she took up her courses again before the end of hostilities, as well as aiding families in distress and difficulties during that time. She rose to become Secrétaire Générale Adjoint on 1 January 1969, assisting several Secretaries General. In her career she travelled widely attending congresses on behalf of UIA and amassed a deep knowledge of the life and activities of international associations. She retired from the UIA after 37 years of service, working well beyond the official retirement age, and continued giving the UIA the benefit of her experience on a voluntary basis beyond her retirement for another 16 years.
 
Mlle Devillé also cultivated a taste for games which stimulated her lively intellect, notably bridge and scrabble, and, although she did not herself marry, enjoyed and appreciated family life with her sister and her sister's family. She is mourned by her nieces and nephews, great-nieces and great-nephews, friends and neighbours, as well as her former colleagues at UIA.
 
For over 50 years Mlle Devillé has played a key role in the life of our organization, and has often been a source of inspiration to the UIA. We are all proud to have had the opportunity to know her.
 
The following is a speech in French given by Mlle Deville's nephew at her funeral service.
 
 
Discours de Pr Philippe Mairiaux, le neveu de Mlle Devillé
 
Funérailles de Tatie
Eglise St Albert le 8 janvier 2011
 
Au nom de la famille, je souhaite à chacune et chacun la bienvenue et vous remercie d’être présent pour cette cérémonie d’adieu à notre tante Geneviève, que nous appelions depuis toujours « Tatie ».
 
Laissez-moi rappeler quelques traits de son itinéraire de vie.
 
Née en 1922, Tatie a connu avec sa sœur Mireille une enfance heureuse dans une famille qui encourageait l’ouverture vers le monde : sur les photos de l’époque, ces deux jeunes filles sont pétillantes de vie ! En 1939, Tatie entre aux facultés St Louis pour y commencer les candidatures en droit. Son année de cours sera interrompue par la guerre en mai 1940. Avec sa famille et comme des centaines de milliers de belges, elle connaîtra l’exode vers la France et les bombardements des colonnes de réfugiés.
 
Rentrée en Belgique, elle pourra reprendre ses études de droit et terminer ses candidatures durant la guerre.
 
Durant la guerre, avec sa sœur Mireille et ses parents, elle se retrouve presque chaque soir l’oreille collée au poste de radio pour essayer de comprendre, malgré l’intense brouillage, les nouvelles de Londres. Avec Mireille et une amie de toujours Madeleine Royet, Tatie s’investit déjà dans des activités de service au niveau de la paroisse : il s’agissait du groupement appelé « les miettes paroissiales » un groupe qui collectait dans les rues de la paroisse des vivres que les membres allaient porter ensuite à des foyers en détresse. Elle a notamment aidé ainsi une femme russe, Tchoura, et son bébé, évadée d’un camp en Allemagne. Elle a aussi apporté des vivres à des familles juives, cachées, que connaissait notre grand-père. Ces activités lui ont valu, après la guerre, d’être officiellement reconnue comme résistante. Après la guerre, Geneviève donne des cours de littérature française à l’Institut du Roule à Bruxelles. Une de ses élèves de l’époque se rappelle tout le talent avec lequel elle savait faire « chanter » les auteurs et les poètes. Elle entame ensuite sa vie professionnelle en 1950 à l’Union des Associations Internationales (U.A.I). Elle va y progresser rapidement et y assumer de plus en plus de responsabilités. Elle acquiert en particulier une expérience irremplaçable comme collaboratrice la plus proche des secrétaires généraux successifs et elle se voit reconnaître le titre de secrétaire général adjoint. Dans ce contexte, elle est envoyée en mission de plusieurs mois à l’UNESCO à Paris et participe à de nombreux congrès à l’étranger.
 
Cheville ouvrière de cette association, elle participe de très près aux mutations successives que connaît l’UAI : déménagements successifs de locaux, arrivée de l’informatique, introduction de nouveaux procédés d’édition et d’archivages etc…Elle a donc eu une carrière très active et à plein temps pendant plus de 35 ans, carrière qu’elle a cependant prolongée bien au-delà de l’âge officiel de la retraite qui pour les femmes était fixée à 60 ans. Elle fût donc une pionnière avant l’heure de la poursuite d’activités au-delà de l’âge de la pension. Sur le plan personnel, Tatie reste seule dans la vie et continuera à vivre chez ses parents ; elle assistera avec beaucoup d’amour et de patience sa maman qui termine sa vie dans la souffrance à la fin des années soixante. Mais il y a aussi dès le milieu des années 50, beaucoup de bonheur et de joie : grâce à sa sœur Mireille qui s’est mariée avec Michel, la voilà en effet en contact avec une bande de neveux. Elle en emmène souvent plusieurs le samedi après-midi dans les sables de Keerbergen ou d’Hofstade, soulageant ainsi un peu sa sœur qui pouvait cajoler le petit dernier. Elle servira aussi de monitrice de ski pour les plus âgés d’entre nous dans les Alpes suisses ou françaises. Plus tard, elle participera régulièrement à nos vacances familiales à Evolène en Suisse puis en Bretagne ou en Charente.
 
Elle ne dépendait pas cependant de sa sœur et de ses neveux pour occuper ses loisirs. Sa passion des jeux d’intelligence en faisait une praticienne enthousiaste du bridge et du scrabble, des jeux au travers desquels elle se constitue un réseau stable d’amies fidèles qu’elle retrouve régulièrement et je gage que certaines d’entre elles sont présentes ici aujourd’hui.
 
Par ailleurs, elle participe pendant de nombreuses années à un groupe diocésain de réflexion entre anglicans et catholiques et elle s’inscrit aussi dans un grand nombre d’activités de service au sein de cette paroisse qu’elle n’a jamais quittée depuis sa naissance il y a 88 ans.
 
 
Date of release: 
Wed, 2011-01-12
feedback